WILLY WONKA AU PAYS ENCHANTE
(Charlie et la chocolaterie)
(Charlie et la chocolaterie)
Réalisé par Mel Stuart
Scénario de Roald Dahl d'après son propre roman
Avec Gene Wilder, Peter Ostrum, Jack Albertson, Roy Kinnear, Julie Dawn Cole, Leonard Stone, Denise Nickerson, Nora Denney, Paris Themmen, Ursula Reit, Michael Bollner, Diana Sowle, Aubrey Woods, David Battley, Günter Meisner, Peter Capell, Werner Heyking, Peter Stuart, ...
Musique de Leslie Bricusse et Anthony Newley
Comédie fantastique américaine sortie en 1971
L'histoire:
Charlie, enfant issu d'une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s'offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l'inquiétant Willy Wonka, le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l'un des cinq tickets d'or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.
Critique:
N'ayant réalisé qu'une comédie d'aventures auparavant, Mel Stuart n'a pas choisie la facilité pour son second film en décidant de retranscrire sur grand écran le célèbre roman de Roald Dahl, "Charlie et la chocolaterie". Un choix d'autant plus difficile vue que cette première adaptation était attendu par de nombreux fans de l'oeuvre littéraire auxquels on promettait un film haut en couleurs. Dés le début Charlie et la chocolaterie ce montre intrigant en s'ouvrant sur générique assez spécial dans lequel on peut voir les différentes confections de produits en chocolat sur un fond de musique douce. A la suite de ce générique on voit de jeunes écoliers se ruer vers l'épicier le plus proche pour lui prendre du chocolat Willy Wonka alors que l'un d'eux, prénommé Charlie, reste à l'extérieur car il ne peut pas s'en payer. Autrement dit c'est dés le début que le décors est planter et c'est sur un rythme effréné que commence l'histoire, mais malheureusement c'est sur un ton identique qu'elle se développe. En effet, le film va beaucoup trop rapidement et nous sert des enchaînements beaucoup trop évident, comme quand la scène où Charlie souhaite découvrir la chocolaterie Wonka est suivit par celle où l'on apprend qu'un concours est lancé pour pouvoir la visiter. Bref on a la vague impression que le film se précipite corps et âmes vers sa deuxième partie, et plus particulièrement vers la visite de la Chocolaterie, au lieu de prendre le temps de définir la psychologie de ses personnages et pourquoi pas explorer leurs passés respectifs. Un comble quand l'on sait que le scénario est signé Roald Dahl ! Malgré tout la première partit de Charlie est la chocolaterie, qui est plus centré sur la recherche des 5 ticket d'or du concours Wonka, ne manque pas de subtilité est nous resserve quelques bonne répliques et également des situations décalées assez drôle, comme dans la scène où une femme hésite à donner un carton de chocolat Willy Wonka en guise de rançon pour récupérer son mari kidnapper. Dans la deuxième partie, tout aussi rapide, on rentre dans la chocolaterie dans laquelle on peut voir des décors acidulés, loufoques et fantasques qui paraissent kitch de nos jours mais qui rendent ce film assez attachant car on sent une véritable recherche créative derrière, et ça à l'époque c'était difficilement réalisable. C'est dans cette chocolaterie que le film va véritablement prendre son ampleur car sous ses couleur flashys et criardes, comme en témoigne les Oopa Loompa qui son orange avec cheveux vert et des sourcils blanc, il contient un réelle message et même des mises en garde qui s'expriment à travers chacun des enfants détenteur d'un ticket d'or. Mais le fait marquant de cette deuxième partie est bien entendu l'arrive du fantasque Willy Wonka qui offre au film une sorte de second souffle et un âtre nouveau. Il est remarquablement bien interprété par un Gene Wilder en grande forme qui, ayant parfaitement cerner le personnage, arrive a être drôle et déjanté mais également a intérioriser ses souffrances, ce qui n'est pas toujours évident à faire mais qui semble être facile pour Wilder. Face à lui on retrouve dans le rôle de Charlie le jeune Peter Osturm qui a un jeux ni bon ni mauvais mais tous simplement quelconque, ce qui peut ce comprendre pour un garçon de son âge qui plus est inexpérimenté et effacé par la prestation de Gene Wilder. La fin est assez touchante de part son message mais reste malheureusement à l'effigie du film, c'est-à-dire trop rapide. Au final Charlie et la chocolaterie, ou plutôt Willy Wonka au pays enchanté, reste tout de même une bonne comédie familiale que l'on doit plus prendre comme un simple compte que comme une oeuvre de grande profondeur, même si il est vrai que certains points de ce film méritent amplement d'être travaillés.
Note: ☆☆☆



